Comment lutter contre le harcèlement à l’école ?

Mardi dernier avait lieu à la salle Broly à Ronchamp une conférence-débat, sur le harcèlement, en particulier dans le monde scolaire. Les Délégués départementaux de l’Éducation nationale (DDEN), Michel Bardey et François Vetter, ont mené les débats avec l’Association des familles laïques de la Haute-Saône.

François Vetter et Michel Bardey luttent contre les problèmes rencontrés dans le milieu scolaire.  Photo ER

Une conférence-débat sur le harcèlement scolaire, organisée par les Délégués départementaux de l’Éducation nationale (DDEN) et l’association familiales laïques, a eu lieu récemment à Ronchamp. Michel Bardey et François Vetter, tous deux délégués, ont mis en exergue la fréquence et la gravité de ce fléau dans les écoles. Le phénomène est ancien, mais aujourd’hui le harcèlement n’a plus seulement lieu à l’école, il est aussi très présent sur les réseaux sociaux. Les enfants n’ont pas conscience que ce qui est publié sur internet le restera, et que ce n’est pas un jeu.

Ne pas minimiser les problèmes

Beaucoup de victimes de harcèlement se sentent coupables et n’osent pas parler. Pour cela, il est important que les parents sachent reconnaître les signes d’alerte et ne pas minimiser les problèmes rapportés par leurs enfants. « Un enfant qui est triste, qui n’a pas d’amis, qui ne mange plus, voire qui vomit avant d’aller à l’école, ce n’est pas normal, il faut intervenir », ont souligné les délégués. Et Michel Bardey de préciser qu’un jeune harcelé ose parler et est entendu. « Son calvaire cesse quasi immédiatement. Si un adulte n’est pas réceptif, il ne faut pas que l’enfant se décourage mais qu’il en parle à quelqu’un d’autre. » Dans certains cas, une plainte pour harcèlement scolaire, téléphonique ou sur les réseaux sociaux peut être déposée en gendarmerie et des sanctions importantes sont prévues par la loi, pour le harceleur, mais aussi pour ceux qui sont témoins et ne dénoncent pas.

Enfants, parents et professionnels peuvent appeler gratuitement le 3020 en cas de harcèlement scolaire, et le 3018 ou le 0800 200 000 pour du cyberharcèlement.